Quelle sont les voitures les plus volées : classement, statistiques et conséquences sur votre assurance auto

Quelle sont les voitures les plus volées : classement, statistiques et conséquences sur votre assurance auto

Quelle sont les voitures les plus volées : classement, statistiques et conséquences sur votre assurance auto

Voitures les plus volées : faut-il vraiment s’inquiéter pour la vôtre ?

Vous avez l’impression qu’on parle de plus en plus de vols de voitures, surtout dans les grandes agglomérations ? Ce n’est pas qu’une impression. Le vol automobile reste un risque majeur… et les assureurs le savent très bien. Résultat : certains modèles deviennent de vrais “mauvais élèves” aux yeux des compagnies, avec à la clé des primes plus élevées ou des conditions plus strictes.

Dans cet article, on va voir :

  • quels types de voitures sont les plus ciblés par les voleurs ;
  • ce que disent les statistiques récentes en France ;
  • comment cela impacte (très concrètement) le prix et les garanties de votre assurance auto ;
  • et ce que vous pouvez faire pour limiter la casse, côté risque comme côté tarif.

Quels types de voitures sont les plus volées en France ?

Les classements exacts évoluent chaque année, selon les données des assureurs, des mutuelles et des acteurs spécialisés (par exemple l’observatoire des vols de véhicules, Argos, etc.). En revanche, une chose ne change pas : ce ne sont pas forcément les voitures les plus chères qui sont les plus volées.

On retrouve régulièrement, dans les modèles les plus ciblés :

  • Les citadines et compactes très répandues : Clio, 208, C3, etc. Elles sont faciles à écouler en pièces détachées, la demande en occasion est forte, et les voleurs les connaissent par cœur.
  • Les SUV et crossovers récents : Peugeot 3008/2008, Renault Captur, Nissan Qashqai… La mode des SUV ne se limite pas aux acheteurs honnêtes : le marché noir est très actif pour ces modèles.
  • Les hybrides et hybrides rechargeables : notamment certains modèles de Toyota ou Lexus, souvent cités dans les classements, en raison de la valeur élevée des pièces (batteries, électronique, catalyseurs…).
  • Certains modèles “premium” : BMW, Mercedes, Audi, DS… moins nombreux en volume, mais très rentables pour des filières organisées, souvent exportés à l’étranger.

Point clé : ce qui attire un voleur, c’est d’abord la facilité de revente (en pièces ou en véhicule entier), puis la facilité de vol (sécurité électronique plus ou moins robuste, vulnérabilités connues, etc.).

Ce que disent les statistiques : fréquence, modes opératoires, zones à risque

Sans entrer dans un palmarès figé qui serait obsolète au bout de quelques mois, les grandes tendances observées ces dernières années sont assez nettes.

1. Une fréquence de vol qui reste élevée

En France, on compte chaque année plusieurs centaines de vols de véhicules par jour (vols complets et tentatives). Les assureurs observent :

  • une forte concentration en zones urbaines et périurbaines ;
  • un taux de récupération assez faible pour les véhicules récents, souvent “cannibalisés” en pièces ou exportés rapidement ;
  • une surreprésentation des modèles de grande diffusion et des SUV populaires.

2. Des méthodes de vol de plus en plus “techniques”

La traditionnelle effraction par forçage de serrure existe toujours, mais elle n’est plus dominante. Les réseaux organisés privilégient :

  • Le vol par “mouse jacking” (ou “vol à la souris”) : piratage électronique du système de démarrage sans clé, via la prise OBD ou des dispositifs qui relaient le signal de la clé.
  • Le recodage de clé : accès au véhicule puis programmation d’une nouvelle clé à l’aide d’un boîtier électronique.
  • Le vol sans effraction visible : dans certains cas, l’expert d’assurance ne constate que peu ou pas de traces de forçage. D’où parfois des litiges avec l’assureur… si le contrat exige la preuve d’une effraction matérielle.

3. Des zones géographiques plus exposées

Les statistiques montrent des concentrations de vols dans :

  • les grandes agglomérations (Île-de-France, grandes métropoles régionales) ;
  • les zones frontalières, pratiques pour l’export illégal ;
  • certains parkings de gares, d’aéroports, et grandes zones commerciales.

Cela ne signifie pas qu’on ne vole pas en zone rurale, mais le risque est nettement plus diffus.

Classement des voitures les plus volées : comment l’interpréter intelligemment ?

Les médias aiment les titres du type “Top 10 des voitures les plus volées en France”. C’est vendeur, mais ce n’est pas toujours bien compris. Quelques points à garder en tête :

  • Les classements sont souvent établis à partir des données d’un panel d’assureurs, pas de tout le marché. Ils donnent une tendance, pas une vérité absolue.
  • Le critère important est le taux de vol par rapport au nombre de véhicules en circulation. Une voiture très courante peut être très volée en valeur absolue, mais peu risquée en proportion.
  • Un modèle peut être fortement volé une année (à cause d’une faille de sécurité identifiée), puis beaucoup moins après un correctif constructeur ou des améliorations de protection.

Dans les palmarès récents, on retrouve régulièrement :

  • des hybrides japonaises ciblées pour la revente de pièces et de composants électroniques ;
  • des SUV et crossovers français populaires ;
  • des citadines / compactes de grandes marques françaises, très présentes sur le marché de l’occasion ;
  • quelques modèles premium allemands ou français, visés par des filières structurées.

Si votre voiture apparaît dans ce type de classement, ce n’est pas une fatalité, mais :

  • votre assureur en est probablement conscient ;
  • votre prime et vos conditions de garantie peuvent être impactées ;
  • des mesures de protection complémentaires peuvent vraiment faire la différence, à la fois en termes de risque réel et parfois de tarif.

Impact sur votre assurance auto : primes, garanties, exclusions

C’est là que les choses deviennent concrètes pour votre portefeuille. Les assureurs modélisent le risque de vol par modèle, motorisation, année, zone géographique, mode de stationnement… et ajustent leurs tarifs (et conditions) en conséquence.

1. Le choix de la formule : tiers, tiers + vol, tous risques

Si votre voiture est parmi les modèles régulièrement ciblés, se contenter d’une assurance au tiers peut être un pari risqué. Sans garantie vol :

  • en cas de vol non retrouvé, vous ne serez pas indemnisé pour la valeur du véhicule ;
  • les dégâts suite à une tentative de vol (serrure forcée, faisceau arraché…) ne seront pas pris en charge.

Deux formules deviennent alors particulièrement pertinentes :

  • Tiers + vol (et éventuellement incendie, bris de glace) : une option intermédiaire intéressante si votre voiture n’est plus toute récente, mais encore suffisamment cotée pour que le vol soit une vraie perte.
  • Tous risques : plus coûteuse, mais souvent recommandée pour les véhicules récents, à forte valeur et/ou fortement ciblés par les voleurs.

2. La prime d’assurance : comment le risque de vol est intégré

Pour deux conducteurs au profil similaire, la seule différence de modèle peut faire varier la prime de manière significative. Concrètement :

  • un modèle très volé = surprime automatique sur la partie “vol” de la cotisation ;
  • un modèle peu recherché = tarif plus modéré, toutes choses égales par ailleurs.

Les assureurs tiennent aussi compte :

  • du mode de stationnement (garage fermé, parking collectif, rue…) ;
  • de la zone géographique (commune, code postal, parfois quartier) ;
  • des dispositifs de protection (alarme certifiée, traceur, antidémarrage renforcé…).

Selon les cas, mentionner un garage fermé ou la présence d’un système de géolocalisation peut faire baisser significativement la note.

3. Les franchises et limitations de garantie

Au-delà du prix, il faut regarder ce qui se cache dans les conditions générales et particulières :

  • Franchise vol élevée : plus le véhicule est risqué, plus certains assureurs appliquent une franchise importante, ce qui peut réduire fortement l’indemnisation nette.
  • Exigence de preuves d’effraction : problématique dans les vols électroniques sans trace. Il peut être judicieux de privilégier un contrat qui prend en compte ce type de vol moderne.
  • Valeur de remboursement : valeur à neuf pendant X mois, valeur d’achat, ou simple valeur vénale ? Pour un modèle recherché et donc potentiellement volé, la différence est loin d’être neutre.

Avant de signer, prenez le temps de vérifier précisément :

  • les conditions d’indemnisation en cas de vol ;
  • la durée de garantie valeur à neuf ou valeur d’achat si elle existe ;
  • les cas de refus de garantie (clés laissées sur le contact, portes non verrouillées, etc.).

Comment payer moins cher son assurance si sa voiture est très volée ?

On ne choisit pas toujours sa voiture en fonction des statistiques de vol, surtout si on l’a achetée d’occasion sans se poser la question. En revanche, on peut agir a posteriori pour limiter l’impact sur son assurance.

1. Investir dans la protection, et le signaler à l’assureur

Quelques dispositifs efficaces :

  • Barre antivol sur le volant : simple, peu coûteux, très dissuasif pour les voleurs opportunistes.
  • Coupure de démarreur ou coupe-circuit caché : ralentit fortement un vol, ce qui suffit souvent à faire renoncer.
  • Traceur GPS / balise de géolocalisation : utile à la fois pour la récupération et, parfois, pour négocier une réduction de prime.
  • Alarme certifiée : à privilégier lorsqu’elle est reconnue par les assureurs (certification, montage professionnel).

Attention : installer un système ne garantit pas automatiquement une baisse de tarif. Il faut :

  • en discuter avec l’assureur avant l’installation ;
  • fournir facture et justificatifs si besoin ;
  • vérifier que cet équipement est bien mentionné dans les conditions particulières.

2. Soigner le mode de stationnement

Stationner dans un garage fermé ou un parking sécurisé peut faire une grande différence, à la fois en termes de risque réel et de tarif. Si vous déménagez et que votre nouveau logement vous offre un stationnement privé :

  • prévenez votre assureur ;
  • demandez un réajustement de votre prime.

À l’inverse, si vous passez d’un garage à un stationnement sur voirie, ne pas déclarer ce changement peut être lourd de conséquences en cas de vol.

3. Mettre les assureurs en concurrence

Les compagnies n’ont pas toutes la même appréciation du risque sur tel ou tel modèle. Pour une voiture très volée :

  • certains assureurs peuvent appliquer des tarifs très dissuasifs, voire refuser la garantie vol ;
  • d’autres, mieux positionnés sur ce segment, proposeront des conditions plus raisonnables.

L’usage d’un comparateur ou le recours à un courtier en assurance peut permettre de trouver une offre :

  • qui accepte de couvrir le vol sans exclusions abusives ;
  • avec une franchise raisonnable ;
  • et un niveau de garantie adapté à la valeur réelle de votre véhicule.

Réduire le risque de vol : les bons réflexes au quotidien

Les mesures les plus efficaces sont souvent les plus simples. Les assureurs y sont sensibles, et les voleurs aussi.

1. Rendre le vol “chronophage”

Un voleur cherche à aller vite. Si votre voiture demande 3 ou 4 minutes de préparation quand la voisine est accessible en 30 secondes, le choix est vite fait. D’où l’intérêt :

  • d’une barre antivol visible ;
  • d’un système de blocage de levier de vitesse ou de pédales ;
  • d’un éclairage suffisant autour de la zone de stationnement.

2. Éviter les erreurs “fatales”

  • Ne laissez jamais les clés dans le véhicule, même pour une minute (devant la boulangerie, c’est trop tard).
  • Vérifiez systématiquement le verrouillage des portes, surtout avec les clés mains libres.
  • Ne laissez pas de papiers importants dans la boîte à gants (carte grise, par exemple).
  • Évitez de laisser en vue des objets de valeur (sac, ordinateur) qui peuvent inciter à la tentative de vol ou d’effraction.

3. Adapter son comportement si votre modèle est particulièrement ciblé

Si votre voiture apparaît régulièrement dans les palmarès de modèles les plus volés :

  • évitez au maximum les parkings ouverts et non surveillés sur de longues durées (gares, aéroports) ;
  • si vous n’avez pas de garage, privilégiez les zones passantes et éclairées ;
  • envisagez une double protection (barre de volant + traceur, par exemple).

Que faire si votre voiture est volée : démarches et indemnisation

Malgré toutes les précautions, le risque zéro n’existe pas. En cas de vol, la manière dont vous réagissez peut influencer l’issue du dossier, y compris votre indemnisation.

1. Déclaration de vol : agir vite et dans les règles

Les étapes classiques :

  • Porter plainte immédiatement au commissariat ou à la gendarmerie (ou pré-déclaration en ligne si disponible).
  • Récupérer le récépissé de dépôt de plainte, indispensable pour l’assurance.
  • Prévenir votre assureur dans le délai prévu au contrat (souvent 2 jours ouvrés), en envoyant :
    • la copie de la plainte ;
    • les clés en votre possession ;
    • les justificatifs de propriété et d’entretien (carte grise, facture d’achat, factures d’équipements…).

2. Délai d’indemnisation et valeur de remboursement

En l’absence de récupération du véhicule, l’assureur applique généralement un délai (souvent autour de 30 jours) avant d’indemniser, pour laisser le temps aux forces de l’ordre de le retrouver.

L’indemnisation dépendra de :

  • la valeur vénale du véhicule (cote au jour du sinistre) ;
  • ou de la valeur à neuf / valeur d’achat si cette option figure à votre contrat et que vous êtes encore dans la période prévue ;
  • diminuée éventuellement de la franchise vol.

3. Points de vigilance pour éviter les mauvaises surprises

Deux sources de tension fréquentes avec les assureurs :

  • Absence de traces d’effraction : si le contrat exige une effraction “matérielle”, un vol par mouse jacking peut être contesté. D’où l’importance, en amont, de choisir un contrat adapté aux méthodes de vol actuelles.
  • Sous-estimation volontaire de la valeur du véhicule à la souscription : cela peut se retourner contre vous au moment de l’indemnisation, voire être assimilé à une fausse déclaration.

Avant qu’un sinistre ne survienne, prenez le temps de revoir calmement votre contrat, surtout si vous possédez un modèle réputé à risque. Quelques ajustements (franchise, garantie vol, valeur d’indemnisation) peuvent faire une différence majeure en cas de vol.

En résumé, si votre voiture fait partie des modèles régulièrement cités parmi les plus volés, il ne s’agit pas de vivre dans la paranoïa, mais d’être lucide sur deux points : renforcer un minimum la protection physique et électronique de votre véhicule, et ajuster votre assurance pour qu’elle vous couvre réellement, sans trous dans la raquette ni mauvaises surprises au moment de l’indemnisation.