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Quelle age pour conduire : règles du code de la route, conduite accompagnée et jeunes conducteurs

Quelle age pour conduire : règles du code de la route, conduite accompagnée et jeunes conducteurs

Quelle age pour conduire : règles du code de la route, conduite accompagnée et jeunes conducteurs

À quel âge peut-on vraiment conduire en France ?

Entre les règles du Code de la route, la conduite accompagnée, l’ASSR, l’assurance jeune conducteur et les délais de probation, il est facile de s’y perdre. Pourtant, bien comprendre à quel âge on peut faire quoi au volant n’est pas seulement une question de droit : c’est aussi une question de budget, de sécurité… et d’assurance.

Si vous avez un ado à la maison ou que vous préparez vous-même votre permis, cet article va vous aider à y voir clair et à éviter les mauvaises surprises, notamment côté assurance auto.

Les âges clés pour conduire : ce que dit la loi

On parle souvent « d’âge légal » pour conduire, mais en réalité il y a plusieurs étapes, avec des usages différents.

À partir de 14 ans : les premiers tours de roue… en scooter ou AM

Ce n’est pas encore la voiture, mais c’est la première marche :

  • Permis AM (ex-BSR) : dès 14 ans
  • Véhicules concernés : cyclomoteurs ≤ 50 cm³ ou ≤ 4 kW, vitesse max 45 km/h, certaines voiturettes (quadricycles légers)
  • Formation : 8 heures minimum en auto-école, + ASSR de niveau 1 ou 2
  • Côté assurance :

  • Assurance obligatoire même pour un « petit » scooter ou une voiturette
  • Tarifs souvent élevés pour les très jeunes conducteurs (profil à risque statistique)
  • Intérêt de limiter la puissance et de choisir une formule au tiers au début, surtout sur un véhicule peu coûteux
  • À partir de 15 ans : la conduite accompagnée (AAC)

    Depuis plusieurs années, l’âge d’entrée en conduite accompagnée a été abaissé à 15 ans. C’est souvent le choix le plus intelligent, à la fois pour la sécurité et pour le budget permis.

    Conditions pour démarrer l’AAC :

  • Avoir au moins 15 ans
  • S’inscrire dans une auto-école pour la formation initiale
  • Valider l’examen du Code de la route (ETG)
  • Effectuer au minimum 20 heures de conduite (souvent plus en pratique)
  • Obtenir l’attestation de fin de formation initiale (AFFI)
  • Signer un contrat de conduite accompagnée avec l’auto-école et l’assureur
  • À partir de 17 ans : le permis B en candidat libre ou classique

    Depuis 2024, il est possible de passer l’épreuve pratique du permis B dès 17 ans, que l’on soit passé par la conduite accompagnée ou non.

    En revanche, pour conduire seul :

  • On peut conduire seul dès 17 ans si l’on a obtenu son permis et que la réglementation actuelle le permet effectivement au moment de la lecture (mesure déjà votée).
  • Pour les anciens dispositifs, la conduite autonome restait limitée à partir de 18 ans. Il faut donc vérifier les conditions en vigueur au moment de l’obtention du permis, mais la tendance est clairement à l’abaissement à 17 ans.
  • À partir de 18 ans : la situation « classique »

    18 ans reste l’âge de référence pour :

  • Être pleinement titulaire du permis B dans l’esprit du grand public
  • Signer seul un contrat d’assurance auto (sans représentant légal)
  • Être considéré comme majeur responsable en cas de sinistre
  • Conduite accompagnée : un vrai bon plan (y compris financièrement)

    La conduite accompagnée fait souvent peur aux parents la première fois : « Et si je ne suis pas un bon pédagogue ? », « Et si on s’engueule à chaque rond-point ? ». Pourtant, les chiffres sont assez nets : les conducteurs passés par l’AAC ont en moyenne moins d’accidents et obtiennent plus souvent le permis du premier coup.

    Les conditions côté auto-école

    Pour entrer en conduite accompagnée, il faut :

  • Suivre la formation initiale (code + heures de conduite)
  • Obtenir un niveau jugé suffisant par le formateur
  • Participer à un rendez-vous préalable avec l’accompagnateur
  • L’accompagnateur doit :

  • Avoir au moins 5 ans de permis B sans interruption
  • Ne pas avoir commis de faute grave (annulation, suspension lourde, etc.)
  • Être mentionné sur le contrat d’assurance du véhicule utilisé pour l’AAC
  • Durée et kilométrage minimum

    Le principe : une phase de conduite accompagnée avant l’examen pratique, pendant laquelle l’élève, toujours sous la responsabilité de l’accompagnateur, doit :

  • Parcourir au moins 3 000 km
  • Respecter une durée minimale de 1 an d’accompagnement
  • Participer à 2 rendez-vous pédagogiques avec l’auto-école
  • Les avantages à l’examen et après

    L’AAC présente plusieurs bénéfices concrets :

  • Plus d’expérience réelle au volant (tous types de routes, météo, nuit, trafic)
  • Meilleure préparation à l’examen pratique (moins de stress, gestes plus automatisés)
  • Une période probatoire plus courte en cas de succès : 2 ans au lieu de 3 (hors infraction)
  • Des avantages tarifaires chez certaines compagnies d’assurance
  • Permis classique, conduite supervisée, conduite accompagnée : que choisir ?

    On confond souvent plusieurs dispositifs. Ils ne sont pas tous destinés aux mêmes profils.

    Permis B « classique »

  • Âge d’inscription : dès 17 ans
  • Pas de phase de conduite accompagnée longue
  • En général : 20 à 30 heures de conduite avant l’examen (souvent plus pour être à l’aise)
  • Avantage : plus simple administrativement. Inconvénient : moins d’expérience avant de se retrouver seul au volant.

    Conduite accompagnée (AAC)

  • Pour les 15–17 ans principalement
  • Permet de rouler beaucoup avant l’examen, avec un proche
  • Souvent le meilleur taux de réussite et la meilleure sécurité à long terme
  • Conduite supervisée

  • À partir de 18 ans
  • Destinée aux candidats ayant déjà une formation initiale, mais qui ont raté l’examen ou qui veulent gagner en expérience avant de se représenter
  • Fonctionne un peu comme l’AAC, mais sur une durée plus courte, sans exigence de 3 000 km
  • Si l’on regarde froidement les choses, notamment côté assurance, la conduite accompagnée reste le dispositif le plus intéressant : plus d’expérience, moins de sinistres, et souvent des primes un peu moins violentes au moment d’assurer le véhicule en jeune conducteur.

    Jeunes conducteurs : ce que ça change sur la route

    Une fois le permis obtenu, on n’est pas tout de suite considéré comme un conducteur « normal » aux yeux de la loi. On passe par une phase dite « probatoire ».

    La période probatoire

    Durée de la période probatoire :

  • 3 ans après l’obtention du permis B en formation traditionnelle
  • 2 ans en conduite accompagnée (AAC)
  • Le permis démarre à 6 points au lieu de 12 :

  • On gagne ensuite 2 points par an sans infraction, pour atteindre 12 points à la fin de la période
  • En AAC, c’est plus rapide : 3 points par an pendant 2 ans
  • Les limitations de vitesse spécifiques

    Les jeunes conducteurs sont soumis à des vitesses réduites (sous réserve des évolutions réglementaires, mais les grands principes restent les mêmes) :

  • 110 km/h au lieu de 130 sur autoroute
  • 100 km/h au lieu de 110 sur les voies rapides
  • 80 km/h sur les routes à double sens sans séparateur central (comme les autres, sauf dérogation locale)
  • Et il ne faut pas oublier l’autocollant « A » à l’arrière du véhicule :

  • Obligatoire pendant toute la période probatoire
  • Amende possible en cas d’absence
  • Ce « A » n’est pas seulement un symbole : il est surtout un rappel aux autres usagers (et parfois un petit bouclier psychologique pour le conducteur débutant).

    Jeune conducteur et assurance auto : ce que personne ne lit dans les petites lignes

    Pour un site de finance et d’assurance, c’est un point central : quel que soit l’âge légal pour conduire, sans assurance, pas de route. Et la facture peut vite surprendre.

    Qui est considéré comme jeune conducteur par les assureurs ?

    La notion de « jeune conducteur » ne se limite pas à l’âge :

  • Titulaire d’un permis depuis moins de 3 ans (ou 2 ans en AAC)
  • Ou conducteur n’ayant jamais été assuré à son nom sur une période significative
  • Ou conducteur ayant eu une interruption d’assurance de plus de 2 ans (souvent considéré à nouveau comme profil « novice »)
  • Autrement dit, un conducteur de 30 ans qui vient juste de passer son permis est un jeune conducteur pour l’assureur, même si ce n’est plus un « jeune » au sens courant.

    La surprime des premières années

    Les assureurs appliquent souvent une surprime pour couvrir le risque statistiquement plus élevé des débuts :

  • La loi encadre le maximum de surprime pour un premier contrat
  • Cette surprime diminue généralement chaque année sans sinistre responsable
  • Passé quelques années de conduite sans incident, on rejoint les grilles « classiques »
  • En pratique, les premières années peuvent être coûteuses, surtout si :

  • Le véhicule est puissant, récent ou de valeur élevée
  • On choisit une formule tous risques très complète
  • Le jeune conducteur est assuré à son seul nom, sans expérience préalable déclarée comme conducteur secondaire
  • Comment limiter la note ? Quelques leviers concrets

  • Commencer avec un véhicule modeste : moins puissant, moins coûteux à réparer
  • Accepter un niveau de franchise un peu plus élevé pour réduire la prime
  • Privilégier au début une formule au tiers renforcée (responsabilité civile + garanties vol/incendie/brise de glace) si le véhicule ne vaut pas grand-chose
  • Profiter de l’historique de conduite accompagnée ou de conducteur secondaire (certaines compagnies en tiennent compte)
  • Comparer plusieurs devis : les écarts entre compagnies sont souvent importants sur le segment des jeunes conducteurs
  • On peut aussi, lorsque c’est possible, envisager d’ajouter le jeune conducteur sur le contrat d’un parent comme conducteur secondaire : ce n’est pas magique, mais cela peut réduire la prime globale, à condition de ne pas tricher sur le conducteur principal réel du véhicule (ce qui, en cas de sinistre, peut très mal se terminer).

    Le rôle des parents : accompagnateurs, mais aussi « gestionnaires de risque »

    Quand un ado commence à conduire, les parents deviennent à la fois moniteurs, psychologues, comptables et gestionnaires de risques. Quelques points de vigilance peuvent éviter des situations coûteuses… et stressantes.

    Choisir le bon moment pour démarrer

    Démarrer la conduite accompagnée trop tôt, avec un jeune encore très immature, peut rendre les trajets tendus. À l’inverse, attendre trop tard prive de l’avantage financier et sécuritaire de l’AAC.

    L’idéal : un compromis entre maturité, disponibilité des parents pour accompagner, et calendrier scolaire (période avec un peu de temps : vacances, été).

    Mettre les choses au clair sur le partage des coûts

    Permis + assurance + carburant + éventuelles franchises en cas d’accident : tout cela représente un budget. Il est utile de décider en amont :

  • Qui paie l’auto-école ?
  • Qui prend en charge l’assurance du premier véhicule ?
  • Comment on gère une franchise en cas de sinistre responsable : participation ou non du jeune conducteur ?
  • Ce n’est pas seulement une question d’argent : c’est aussi une façon de responsabiliser le nouveau conducteur sur l’impact réel de ses choix de conduite.

    Accepter que les premières erreurs font partie du processus

    Une rayure, un pare-chocs froissé, un trottoir un peu agressif avec la jante… Statistiquement, les premières années sont riches en petites erreurs. La clé, pour limiter les dégâts :

  • Adapter le véhicule aux débuts (on évite la berline neuve à 40 000 €)
  • Bien choisir la formule d’assurance en fonction de la valeur du véhicule
  • Prévoir un budget « petits bobos » pour éviter les tensions à chaque incident mineur
  • Ce qu’il faut retenir avant de se lancer

    Au fond, la question « À quel âge peut-on conduire ? » en cache trois autres :

  • À quel âge peut-on légalement prendre le volant, et dans quelles conditions (AAC, supervisée, classique) ?
  • À partir de quand peut-on conduire seul, en étant réellement autonome sur la route ?
  • Combien cela va-t-il coûter, surtout pendant les premières années où l’on est jeune conducteur ?
  • Pour la plupart des familles, la combinaison la plus rationnelle aujourd’hui est la suivante :

  • Initier la conduite accompagnée dès 15–16 ans, si le jeune est suffisamment mature
  • Profiter pleinement de cette phase pour accumuler des kilomètres variés
  • Passer l’examen pratique dès que possible (idéalement près de 17 ans)
  • Choisir un premier véhicule raisonnable, autant sur le plan de la puissance que de la valeur
  • Optimiser l’assurance en jouant sur le niveau de garantie, la franchise et éventuellement le statut de conducteur secondaire
  • Une fois ces paramètres clarifiés, l’âge pour conduire ne se résume plus à un simple chiffre, mais à un projet structuré : formation, expérience, responsabilité… et gestion du risque, exactement comme dans les autres domaines de la finance et de l’assurance.

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